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Du 4 juillet au 31 août – Galerie de l’Hôtel de Ville

Entrée libre

« En 1989, je suis venue en France à la recherche d’une nouvelle vie et comme je suis totalement artiste, j’étais aussi à la recherche d’un nouveau sujet. À l’époque, j’étais une peintre très réaliste et figurative, également connue comme portraitiste. Tous mes intérêts étaient urbains. Née à Philadelphie aux États-Unis, j’ai vécu mon enfance à Rome au milieu de l’antiquité, le Classicisme, la Renaissance et le Baroque.

Après les années romaines, j’ai poursuivi mes études de Beaux Arts à la Chelsea School of Arts de Londres. Cependant, en dépit de ma vie mondaine londonienne – où je vis toujours une partie de l’année – j’avais et je continue d’avoir besoin de la campagne – de la très belle France profonde.

Maintenant, quand je ne suis pas en voyage – et il faut dire que je suis un peu gitane – je passe la majeure partie de ma vie artistique en France. J’ai la grande chance d’avoir un atelier situé dans un paysage silencieux, calme, un peu oublié et complètement rural. Les arbres, les champs, les cieux, les forêts, les lacs, les bassins d’eau, les horizons lointains et le changement de la lumière sont devenus mes sujets préférés.

Les titres sont très importants pour moi, parce que le sujet du tableau est exacte et spécifique. Je connais le moment. Je connais le lieu. Le témoignage est absolument nécessaire. Je travaille avec « le vrai », la réalité extérieure, même si finalement les paysages sont peut-être aussi intérieurs.

Les saisons sont toujours captivantes pour moi. Je passe des heures devant « le motif » comme disait Paul Cézanne. Je commence à l’aquarelle et je poursuis la démarche de création dans l’atelier. C’est la mémoire qui m’intéresse, et comment mes observations de la réalité se transforment avec l’alchimie de la pensée. Je me situe sur la ligne délicate entre l’abstraction et la figuration, mais le tableau a toujours une
fondation originelle avec la nature.

L’exposition de Saint-Yrieix présente des œuvres inédites, issues de ma résidence récente au Mexique dans la Sierra Madre de Michoacan, un pays magique créé par les volcans. Je l’ai appelé « Caldera » parce que c’est le mot au Mexique qui décrit le cratère flamboyant. Le feu naturel et celui des fours chauds et blancs de porcelaine de Saint-Yrieix se rencontrent ainsi dans celui de ma création artistique.» Robin Richmond – Saint-Yrieix, Juillet 2018